la CENTRALE entre en divergence...

 

 

 

La décision d’implanter un centre nucléaire de production d’électricité dans le val, sur la ferme de la Grande Glas, relève d’un très officiel programme national.

 

Sur la faille de Sancerre, ou presque, que j’espère stabilisée avec le temps, ce que contestait le volcanologue Haroun Tazieff, peut-être avec raison, puisqu'un  séisme de magnitude 4 a été perçu à Châtillon sur Loire, le 25 septembre 2013, à 12 km.

 

 

 

Sur cette zone inondable, mais  isolée par une ceinture de digues, établie sur une vaste propriété de la Ville de Paris, donc facilement négociable, sur un sol meuble, facile à terrasser, riche en granulats propres à constituer le béton nécessaire, en rive d’un fleuve fournissant l’eau utilisée  pour le refroidissement, non loin des  lieux de consommation de l’électricité produite, c’était un emplacement rêvé.

 

Ce vaste espace a été prévu pour accueillir 4 réacteurs. Côté Sud, prés de la Forté, le terrain destiné aux tranches 3 et 4, non construites, est devenu un « éco-pâturage » . Il est à la disposition de 60 moutons en remplacement des tondeuses et débroussailleuses mécaniques. On connaît les moutons pré-salés du Mont Saint Michel, mais comment désigner ces ovins ?

 

Concernant la protection contre les inondations, une digue périphérique, celle qui porte la clôture, protège l'ensemble du site. La partie nucléaire, établie sur une plate-forme surélevée, dispose de sa propre digue.

 

Des oppositions se sont élevées, mais face à une promesse, selon la rumeur, d’une baisse du prix du kilowatt pour les bellevillois, et de la réalité d’offrir des emplois, de vivifier une commune déclinante, de verser une taxe professionnelle pour moderniser le village, tout à l’égout, nouvel habitat, nouvelles écoles, aménagements socio-sportivo-culturels….comment résister ? Début du fonctionnement en 1988.

 

Tchernobyl, Fukushima,  et consort, ce n’est pas possible en France avec notre technologie, promis, craché, juré….Croisons les doigts, restons vigilants, attentifs aux autres sources d’énergie, tout en modérant notre consommation, pensons à nos descendants.

 

La rénovation de la centrale, le »grand carénage », s'étendra de 2015 à 2025, pour prolonger la vie du site au-delà de 40 ans et intégrer la leçon de la catastrophe japonaise ; acharnement thérapeutique ?

 

Afin de desservir la centrale en équipements lourds lors de la construction, puis en période de fontionnement, tels les turbines, les convois de combustible neuf ou usagé, depuis la voie ferrée de Neuvy, la nationale 7 ou l'autoroute A77, un pont a été jeté au travers de la Loire. Son accés depuis la rive droite, son tablier, établis au-dessus du niveau des crues millénales, accueillent route et rail.

 

Entre les piles, un seuil, un mini-barrage crée un lac de retenue d'eau, (et de sable!) destinée au refroidissement des réacteurs. Sur cet obstacle, 2 échancrures ont été pratiquées.

 

 

 

L'une sur la rive de Neuvy, une écluse (27 X 4m) permet le passage des quelques bateaux empruntant le fleuve, tourisme fluvial, fêtes de la Loire à Orléans...

L'autre, une passe à poissons, un plan incliné, garni de cannelures en zig-zag, permet aux poissons migrateurs de “souffler” lors du franchissement.

Le V.I.P. de la Loire, le saumon, est compté essentiellement à Vichy, sur l'Allier.

Ici quelques pêches électriques, cela va de soi, ont eu lieu pour dénombrer et identifier l'aquafaune présente.

 

[ Avis de Recherche] Sans entrer dans le débat pro et anti nucléaire, il serait intéressant d'examiner l'impact de la centrale sur le village, et sur les agglomérations proches, l' occupation du territoire, l' agriculture, l'urbanisation, la population.....

 

 

 

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