Les VEHICULES AGRICOLES...

 

 

Dans le domaine du transport agricole, les années 1960 sont des années charnières durant lesquelles des survivances du temps passé côtoient des créations industrielles contemporaines alliant métal et pneumatiques, et ce avant même la motorisation, la venue des tracteurs et de leurs équipements.

 

Progressivement, notre charron Edouard Buisson et son collègue Albert Millet doivent abandonner le charronnage au profit du sciage et de la charpente.

 

 

 

Passons sur la présence des images choquantes de voitures à chien transportant une personne parfois obèse, si à proximité se trouve un modèle réduit de charrette adapté à l'âne. Les cartes postales anciennes des années 1900 n'en font pas mystère.

 

Ne nous attardons pas sur les vanneries, hottes, paniers divers nécessaires à la récolte, à la manutention, au chargement des dits véhicules. Désormais le métal s'impose, imputrescible.

Il en est de même pour les brouettes, devenues métalliques dotées de pneus et conçues à la lumière de l'ergonomie, à fin de déplacer des charges plus lourdes, plus volumineuses.

 

Assez répandues, signalons les « petites voitures », élégantes, légères, tirées par un « bidet ». Cela désigne un cheval lui aussi léger, adapté aux déplacements rapides, au trot, voire au galop.

Dans la partie utile au transport, vers l'avant, une banquette acceptait 2 ou 3 passagers ; à l'arrière, assez de place pour loger un tonneau, 1 ou 2 sacs de blé, de pommes de terre, quelques volailles …. afin de gagner le marché, la foire.

Ce genre de véhicule, protégé par une capote, permettait à mon arrière grand-père, Philippe Rézard  d'être épicier ambulant.

 

Deux véhicules étaient nécessairement dans les fermes .

Le tombereau (= tombériau), une caisse à l'avant en forme de chapeau de gendarme, d'un volume d'au moins 3 m3, posée sur l'essieu, adaptée aux produits en vrac, fumier, betteraves, bois scié, sable... Il pouvait basculer, tomber, vers l'arrière et libérer son chargement, une fois les ridelles enlevées !

 

La « grand-voiture », la charrette, un plateau encadré par des ridelles latérales fixes, vis à vis des roues, et des échelles d' extrémité mobiles, véhiculait d'abord le foin et la paille, accessoirement les bois longs, les perches à scier ultérieurement, les tonneaux de vendange ouverts à une extrémité, placés debout et quelques déménagements.

Le chargement de paille était surmonté par une perche mise sous tension par des cordes d'extrémité tendues grâce à des rouleaux à cliquet.

 

Il arrivait que l'on rencontre d'autres équipages à usage restreint.

 

Le corbillard, tiré par un cheval calme qui ne s'emballait pas au cimetière comme c'est arrivé. Ce qui a conduit la mairie à préférer un véhicule à moteur.

 

Le diable du charron pour soulever et transporter les grumes depuis le chantier d'abattage vers le banc de sciage. Très vite, dès 1957 il a disposé du 3°  tracteur de la marque Merry, une rareté qui le 15 août 2015 a fait saliver bien des collectionneurs, lors de sa présentation à St Loup ( Nièvre, au N.E. de Cosne)

 

La tonne, destinée à recevoir les liquides, en été l'eau pour abreuver les bêtes, au printemps, le purin réuni dans les très rares fosses aménagées. Le chargement se faisait avec une puisette, une sorte de seau à l'extrémité d'un manche. Le trajet de la tonne à purin et son épandage étaient attentivement suivis, pour que lors de  la cueillette des pissenlits, on ne prélève pas dans une prairie purinée !!

 

Le bois de ces véhicules n'était pas laissé brut, sans protection, il était peint  au « Brun Van Dyck », le charron n'appliquait ni créosote, ni « Bleu Charrette ».