........publication du 27 Décembre 2015

 

 

 

               OCCUPATION du TERRITOIRE

 

Architecture domestique et  agricole, puits, moulins, lavoirs, circulations.

 

* Dès l'origine, réalistes, nos ancêtres se sont très majoritairement établis au-dessus de la zone inondable. Sur la terrasse haute, un noyau de constructions  à proximité du Petit Château et de sa basse-cour, de l'église, a prospéré pour devenir le bourg, regroupant la moitié de la population lors du recensement de 1911.                                                   

Une deuxième implantation, fragmentée, des hameaux,  sont répartis le long de la courbe de niveau 150, à la base du coteau et sur celui-ci également, tels les Billaciers, la Grande Borne, les Carrés, les Chevreaux.

 

* Dans les 2 cas, les habitants avaient un accès  aisé à 2 terroirs différents, val et terrasse haute pour les uns, terrasse haute et coteaux pour les autres.

 

La proximité des routes et chemins est recherchée, mais avec le souci prioritaire d’exposer la façade de la maison au sud, pour mieux capter chaleur et lumière. Celle-ci, était souvent garnie d'une vigne conduite en treille, produisant du raisin de table. Les vieux crépis conservent encore la teinte bleutée des traitements au sulfate de cuivre, commercialisé sous le nom de Bouillie Barousse.

Certaines habitations, dans le respect de la tradition médiévale, n’offrent à la vue depuis la voie publique qu’un pignon. Dans tous les cas, le maximum de surface était préservé pour l'activité agricole, le bâti étant blotti dans un coin.

 

* Après l’établissement du canal, de part et d’autre du pont du bourg, le long de la route Beaulieu / Léré, alors que sur le cadastre de 1810 aucun bâti ne figure,   des  bâtiments récents hébergeaient un commerce à destination des résidents et des personnes de passage, dont les mariniers.

Citons le tabac, fréquenté par les fumeurs, les chiqueurs, les priseurs, mais pas seulement, puisqu’il distribuait également les timbres postaux et fiscaux, ainsi  que les congés, les acquis de circulation, documents exigés pour transporter du blé, du vin, de l’alcool, des pommes à cidre…

 

 

 

Et encore, étaient ouverts, des épiceries, dépôts de bombonnes de gaz, boulangerie, cafés accueillant un coiffeur, un cinéma itinérants, boucherie, essence, bourrelier, tonnelier, taxi, à proximité, un maréchal ferrant, et non loin, un menuisier,un charron charpentier ...

 

* L’implantation  de la centrale est à l’origine de nombreux logements destinés aux travailleurs, tant lors de la construction que pendant l’exploitation, et aujourd'hui, pour prolonger son activité, participer au grand carénage.

 

Sans être une référence urbanistique d’anthologie, le fait de développer des lotissements bourgeonnant depuis le bâti en place, assure une conquête du territoire harmonieuse, comparée au triste alignement de maisons de Beaulieu à Léré sur la D951.

Dans le bâti ancien, antérieur aux années 1950, il faut remarquer des  noyaux architecturaux faciles à repérer.

Par exemple, le Cros Fleuri initié par la famille Régnard, une longue maison de maître ,(abritant un temps un atelier de confection, et aujourd’hui, l’ADMR), la ferme accolée, l’ensemble  en partie clos par un mur de belle facture, malheureusement détruit et remplacé par un grillage sur mur bahut, navrant. Cet aménagement était complété en face par un verger de fruitiers conduits en haute tige et par une mare rectangulaire équipée d' un lavoir . Un supermarché, la salle des fêtes,  occupent aujourd'hui les lieux.

Autre noyau, l’ensemble constitué par les 3 fermes et le cimetière quand il était enclos, au pied de l’église. Citons encore les petites maisons basses, en face du Petit Château, dos au ruisseau, aujourd'hui couvert, témoignage de l' ancienne basse-cour d'une forteresse.  Enfin, n’oublions pas les bâtiments  de l’école, rue de Beaumont.

Il reste à observer certaines similitudes dans les fermes du XIX° siècle, des domaines. Prenons l’exemple de la construction que les jardiniers communaux  partagent avec un particulier.

Une grange, accessible par une porte charretière, et une porte piéton incorporée, desservait de l’intérieur par des fenestrons, les râteliers de l’écurie et de l’étable situées  de part et d’autre. Les greniers, vastes fenils, permettaient d'affener, d’alimenter les animaux en réduisant les manipulations de foin. Cet important volume, pouvait aussi recevoir à l’abri des intempéries, les gerbes de céréales et l’aire de battage au fléau. Le recours à la batteuse a modifié les usages. On a aussi, je le souhaite, décroché  la chouette clouée à la porte pour éloigner le mauvais œil .Observons que les fours à pain sont absents.

 

Cette ressemblance dans l’agencement, les dimensions amples, la maçonnerie soignée,  l’usage de pierres taillées, conduit à penser que les artisans actifs sur le  canal pour établir les ponts, aqueducs, et écluses, ont soit servi d’exemple ou soit été

engagés.

 

Loin des constructions basses berrichonnes, ces fermes  supposent un investissement  important, quels en étaient les investisseurs ? On connaît un propriétaire foncier, un notaire, un juriste.

 

Cette démarche révèle foi en l’avenir de l’agriculture, pour preuve, en 1880, une demande officielle pour établir une foire agricole annuelle à Belleville a été déposée.

Cela signifie que l'on disposait de produits à vendre, et des moyens d'acheter ceux venus de l'extérieur ( bonneterie, quincaillerie...) et donc aussi de voies de communication carrossables.

Il en a été de même dans ces années là pour Sury, Léré, Boulleret, Santranges, Savigny en Sancerre, Vailly, Beaulieu..

Concernant notre village, il est à noter que l'avis du Conseil Général du Loiret a été demandé, mais, pas celui de la Nièvre, comme si la Loire empêchait la continuité territoriale ….malgré le bac !

 

Les maisons berrichonnes locales à l'allure rasante,  alors que le bois est présent sur le territoire communal, n'offrent  pas ou peu de colombages apparents, cependant, souvent, ils assurent la tenue des cloisons intérieures.

Ceux-ci sont soit dissimulés sous un navrant encroûtement de crépis, soit remplacés en façade par de la maçonnerie, briques associées à des pierres de taille, pour l' encadrements des ouvertures, silex des coteaux, liés par un mortier de chaux et de sable de Loire pour les murs porteurs.

Trop souvent, le four à pain attenant a été détruit, alors qu'il donnait du caractère à la construction, et témoignait de l'histoire.

 

La couverture faisait appel aux ressources végétales locales, genêts, paille de blé ou de seigle,  peignées. Cette dernière était préférée, plus longue et plus lentement putrescible, car riche en silice, et cette céréale frugale supportait bien les sols acides locaux.

Plus tard ont été utilisées les petites tuiles de Myennes (en aval de Cosne) et après l’ouverture du canal, celles de Montchanin (Le Creusot).Cette fourniture, dite mécanique, s’emboîtait et résistait bien à l’infiltration latérale de la pluie sous l’effet du vent, couvrait  une belle surface, pesait moins sur la charpente et le lattage plus espacés. Enfin sa couleur rouge, se voyait de loin parmi les tons verts de la campagne. Ce contraste simple mais fort, affichait l’aisance du propriétaire tourné vers la modernité.

 

Le plan de ces habitations anciennes est fort simple, une fois franchi le barriau (barrière de lattes jointives ou non, destinée à empêcher les animaux de pénétrer, la porte étant ouverte), ou la lourde porte surmontée d’une  imposte vitrée, on pénètre dans une vaste pièce pour se réunir, cuisiner, se restaurer, se laver, veiller, dormir, aimer, naître, mourir…

 

Au fond, encadrée par deux lits, accompagnés chacun d'une niche pour la chandelle, s'ouvre la porte du cellier.  Celui-ci, exposé au nord reste frais en été,  en hiver il joue le rôle d’amortisseur thermique face aux vents froids. Il est un endroit idéal pour assurer la conservation de produits alimentaires bruts ou transformés.

 

A gauche, la vaste cheminée adossée de la seule pièce à feu,  occupée plus tard par une cuisinière en fonte, l’ouverture  du four à pain, et entre les deux, au sec, une niche à sel, du temps de la gabelle. La présence localisée de salpêtre sur la face extérieure du mur en est le témoin, en plus de photos attestées.

 

Le grenier à sel officiel, tenu par un grenetier, se situait à Sancerre d’après l’édit d’octobre 1694. Belleville, loin de la mer, était en pays de grande gabelle, là où l'imposition était la plus forte.

 

A droite, parfois, une chambre complétait le couchage. Derrière la porte d’entrée on trouvait l’ancêtre de nos éviers et lavabos, la bassie, une pierre, à peine creusée en son centre, en saillie sur la façade, pour évacuer l’eau apportée avec parcimonie, attitude

écoresponsable par obligation. En grès de Santranges, ou de Vailly, on y affilait les couteaux.

 

Le sol, rarement en terre battue, était le plus souvent carrelé, tout comme le grenier s’il était destiné à recevoir des céréales. La simple présence d’une poutre centrale de forte section (30 X 30 cm et plus) révèle cet usage, ainsi que le faible espacement des solives.

Si  à l’origine, les fenêtres offraient une surface réduite (bouinotte = bouinaude) elles ont été agrandies à l’image  de celles des écoles et munies de forts volets de bois.

L'accès au grenier, se fait par la porte d'une lucarne rampante = gerbière, élevée à l'aplomb de la façade.

 

A proximité, mais pas nécessairement  attenants, on établissait des dépendances,  pour des usages variés, abriter les animaux, des récoltes, de l’outillage, une charpente minimaliste, en bois, surmontée d’un toit à deux pans avec une pente de 45 degrés, des parois de torchis, perlins (saule tressé), genêt, croûtes (=dosses), planches….à petite récolte, petits greniers. Quant aux étables et écuries, elles étaient basses de plafond, + ou - 2m, sombres, mal ventilées, humides, aux mangeoires adaptées à des bêtes de petit format.

 

Ces constructions, ouvertes sur l’ouchon = ouche, sorte de pré-verger où s’ébattait la volaille, les jeunes animaux. Le potager, la chenevière, inclus, étaient enclos, Pensez au feuilleton télévisé , « la petite maison dans la prairie », le bonheur est-il dans le pré ?

 

 

Un des premiers hangar métallique a été monté dans la ferme Morin, rue de Beaumont vers 1960.

 

Entre les propriétés, des haies établissaient majoritairement les limites, aubépines qui ne drageonnent pas, épines noires, et les classiques envahisseurs, tels le sureau, le fusain d'Europe, à raison d'un par siècle peut-on lire, le plus souvent taillées, tondues comme les vignes, à hauteur d’homme. Après les années 1970, vinrent les trop classiques plantes horticoles, laurier du Caucase, cyprès de Leyland, thuya assurant une navrante uniformité de Dunkerque à Bonifacio de ces murailles végétales. Donc les murs maçonnés étaient rares.

 

Un anthropologue parle d'architecture vernaculaire, sans architecte, « ces maisons, adaptées au climat, reliées au sol par leurs matériaux, façonnées par les genres de vie et les traditions, faisaient corps avec la nature tout en exprimant l'homme. »

 

Au départ de la rue de Berry, en direction du pont, à gauche, est un petit bâtiment, dont les fenêtres étaient garnies de barreaux, ils ont été retirés, navrant. Il m’a été présenté comme étant la prison !

Un lieu où, à la nuit tombée on enfermait les errants,  chemineaux,  pèlerins ? colporteurs ? étaient-ils si nombreux ces arcandiers et si redoutables qu’il faille les priver de liberté ?

Oui,  selon une discussion au Conseil Général de la Nièvre en 1907 : « ces nomades vivent de rapines, terrorisent les populations des campagnes.....ils sont souvent le véhicule des germes de maladies contagieuses... »

 

De liberté à justice, il n’y a qu’un pas. Un différent a opposé le comte de Sancerre Louis I° à l’abbé de St Satur, vers 1257, le roi Saint Louis, confirme un compromis établi entre les deux parties datant de 1152 et cite comme point de repère territorial, les furchis, les fourches de Belleville. C’est-à-dire, les fourches patibulaires, le gibet, là où on exposait les pendus par décision de justice, laquelle ? rendue par quelle autorité ? Cet affichage particulier des décisions de justice  l’était dans un souci d’information et de dissuasion.

 

Le texte n’indique ni l’emplacement, sans doute à un croisement de routes fréquentées, et en hauteur pour être vu de loin, ni son architecture, car d’une simple poutre posée sur 2 colonnes à un édifice complexe à plusieurs places, on passe d’une justice locale à une justice royale.

La « Ballade des pendus », le poème de François Villon, écrit vers 1500, mets en lumière toute l'horreur de la scène :

 

 

 

 

 

«  La pluie nous a lessivés et lavés

     Et le soleil nous a séchés et noircis ;

     Pies et corbeaux nous ont crevé les yeux,

      Et arraché la barbe et les sourcils.... « 

 

Enfin, une curiosité historique, rapportée par Nicolas de Nicolay dans son ouvrage de 1567. Les écossais de la famille Stuart avaient lutté contre les anglais pendant la guerre de cent ans. Le roi de France Charles VII (=7), reconnaissant « pour d'aggréables services faicts à sa couronne », en vertu de la » Auld Alliance », fit don d’Aubigny, cité royale, à Jean Stuart de Darnley en 1423. Il transféra donc le siège royal, le bailliage, de cette ville à Concressault, dont Belleville dépendait .

Mais, qui parmi les humbles avait la culture et les finances pour ester en cette justice ?

Pour information, avant 1789,le Berry comprenait, un gouvernement militaire, une généralité financière et sept élections, à Bourges un présidial de justice aidé de huit bailliages.

 

               Les PUITS

 

Dans le bourg, la nappe phréatique est peu profonde, à moins de 10m. Alors que le puits d'une ferme du hameau des Carrés descend à 40m ! L’eau vient des coteaux, la présence de calcaire dissout, repérable par un dépôt dans les bouilloires et par l’orientation du bouillonnement au fond du puits en sont les indicateurs.

 

Les géologues du B.R.G.M. qui ont étudié le val de la commune, ont observé qu’en période de crue de la Loire, l’eau du fleuve commence par imprégner les grèves, poursuit en repoussant vers les hauteurs celle venue des coteaux, qui n'est plus drainée par la Loire, empêchant l’eau haute  de s’ écouler normalement. Donc la rencontre de l’eau repoussée et de l’eau non descendue provoque d’importantes variations du niveau de la nappe visible dans certains puits établis de ce côté-ci du canal, ainsi à la ferme Bertrand, avant le pont de la Rue.

 

Les puits anciens ont une maçonnerie élevée sur une croix de bois d’aulne posée au fond pour stabiliser la construction. Ce bois est imputrescible à partir du moment où il reste immergé en permanence, en milieu anaérobie, sans oxygène, ce qui est le cas. Bien sûr, cette croix  gène ou limite le curage.

Dés les années 1930/40, on a utilisé des buses de béton descendues au fur et à mesure du creusement pour chemiser, cuveler, la cavité, éviter les accidents dus à un effondrement des parois. Hors sol le puits disposait d’une simple margelle, parfois d’un cul de four. Cette maçonnerie le fermait du côté des vents dominants pour le confort de celui qui tirait (= puiser) l’eau.

 

 

 

Ces puits étaient soit publiques ( 1840/1870?), tels ceux de la rue du champ Potot, l' ancien puits du bourg, et celui de l'ancienne mairie, soit privés, rarement mitoyens, tel celui de la rue des écoles, creusé à cheval sur la limite de deux propriétés.

La couleur rouille-ocre du sable graveleux extrait lors du creusement s’explique par l’enrobage des granulats par un composé à base de fer, lors des périodes chaudes, interglaciaires, du quaternaire.

 

Avant de disposer de l'eau d'un puits, à priori saine, faute de mieux, on recourait à l'eau de la mare. Celle-ci, par ignorance, réunissait les eaux de ruissellement, des toits, des amas de fumier, des bâtiments d'élevage, des latrines...riche bouillon de culture !

 

Maladies infectieuses, fièvres intermittentes, régnaient à l'état endémique. Le choléra, a sévi à Nevers en 1834 et 1849, au moins un cas de fièvre typhoïde a touché une personne à Belleville, dans les années 1920, ma grand-mère.

 

Une dame m'a raconté que, alors qu'elle était «  placée «  comme gardeuse d'oies dans une ferme, elle étanchait sa soif en buvant l'eau des roins = ornières mais après avoir écarté les œufs de crapauds, c'était en 1914, peu avant qu'elle n'entende le tocsin !

 

Outre, l’usage humain, il importe de savoir qu’une  vache en lactation boit environ 50 litres d’eau par jour…….Cela souligne si besoin est l’importance de cet accès à l’eau. 

 

 

               LAVOIRS et MOULINS

 

Pratiquement les habitants de  chaque hameau disposaient d’un accès à l’eau d’une mare bien remplie pour la grande lessive de fin d’hiver. D'ailleurs, disposer d'un accès permanent à l'eau était à l'origine même de la naissance d'un groupe de maisons.

 

Ces lavoirs privés, ainsi que ceux, publiques, installés au bas de la rue des Mardelles ou sur le canal, n’ont pas servi de support à une architecture notable. Mais cela ne me semble pas être une raison suffisante, pour détruire, par exemple, celui du bourg, face au tabac, là où la toue cabanée de la Maison de Loire est à quai, derrière son rideau de palplanches.

Comment faire pour mieux effacer les modestes traces d'un passé récent ?Navrant.

 

Les moulins hydrauliques, propagés en Berry à la fin du V° siècle, sont absents du village. Animés par le vent, dés la fin du XVII°, il faut se tourner vers Sury,  mus par l’eau, ils sont encore à Sury et à Santranges, selon le cadastre de 1810 . Beaulieu et son hameau Maimbray n’en n’étaient pas dépourvus.

Pour y accéder, cela supposait des chemins établis, et des relations humaines harmonieuses.

 

[Avis de Recherche ] Pas de moulin seigneurial dans le village, non loin des bassins tampons ?

 

 

              CIRCULATIONS

 

 

Hormis une probable voie celtique revue et corrigée par les romains (Beaulieu / Léré), rien de notable concernant les routes et les chemins. Des cheminements reliaient les hameaux entre eux, avec le bourg, le port vers Neuvy, et les communes voisines, pour assurer les échanges quotidiens, desservir les parcelles agricoles, complétés par la « trame menue des sentiers ».

 

Il semble que les marcheurs de Dieu, pèlerins vers le Mont St Michel, les miquelots, vers St Jacques de Compostelle, les jacquets, » dans leur pérégrination jacobéenne «  ou vers Vézelay, ou encore vers Saint Martin de Tours, acteurs du « Saint voiage », aient emprunté d’autres itinéraires.

A la différence de La Charité sur Loire, fille de Cluny,  il n'y avait ni route importante, ni pont de Loire, ni d'établissement religieux pour faire étape.

 

Arrivé devant St Pierre, Adolphe Thiers, « le boucher de la Commune de Paris » pourra  arguer d’au moins d’une action positive. Sa loi du 21 mai 1836 impose aux communes l’entretien de leurs chemins, une clarification s’imposait.

 

Entre 1750 et 1774, sous l'égide de Trudaine, puis de Perronet, la nouvelle route de Bourges à Paris, »capable de supporter un trafic régulier de voitures au galop », rectiligne, traverse Argent sur Sauldre, s'infléchit pour rejoindre Gien et son pont. Belleville est ignoré, gage de tranquillité voire de marginalisation ?

 

De plus amples contacts avec l’extérieur ont été établis grâce au pont de Loire Beaulieu / Bonny,( localité desservie par le train ) inauguré en 1903, détruit en 1940, rétabli en 1951. Dès le début, les troupes en garnison à Cosne, dont le 85° régiment d'infanterie, traversaient le village en allant manœuvrer  dans l'Est, tout comme des productions de l’arsenal de Bourges, et de manière plus festive, à plusieurs reprises le Tour de France cycliste.

Il faut savoir que l'actuelle route départementale 751, Sancerre / Gien a été améliorée une première fois sous Louis Philippe (1830-1848), une seconde fois plus tard, puis goudronnée, comme beaucoup d'autres dans les années 1930-1940, mais toujours sur le tracé de chemins anciens existants.

 

 

 

 

Pour information, l'escale d'hydravions de la Charité sur Loire, établie par le Ministère de la Marine, avec 50 amerrissages en 1930, était loin du quotidien des bellevillois , tant pour circuler que pour recevoir un baptême de l'air.

 

Le pont Belleville / Neuvy a finalisé les liens avec le réseau national des routes et autoroutes. Belleville est sorti de son isolement dans la pointe nord du Haut-Berry.

Aujourd'hui, on réfléchit au tracé du futur TGV  Paris / Orléans / Lyon, puisque la ligne actuelle en rive droite sera saturée vers 2025-2030 ; passera, passera pas par notre commune ? tracé ouest ou tracé médian ?

 

[ Avis de Recherche] à propos de la création du train entre Paris-Cosne-Lyon-Méditerranée...Je ne dispose que d'une seule information, en 1862, entre Montargis et Nevers, ouvertures des gares de Bonny, Neuvy et Cosne.

 

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